Cest important de soutenir cette manifestation au niveau europĂ©en parce que la privatisation du rail, par exemple, et les attaques sur les conditions des travailleurs sont des dĂ©cisions prises avant tout au niveau europĂ©en. Cela concerne donc tous les travailleurs europĂ©ens. C’est lĂ  que nous devons nous battre. Ca nous concerne donc directement, nous, les cheminots belges, Cest une histoire ordinaire de la corruption qui sĂ©vit en Italie. Depuis le 2 janvier 2020, Paola Galeone, prĂ©fĂšte de Cosenza, est assignĂ©e Ă  rĂ©sidence et suspendue de ses fonctions : elle Fast Money. 27 Mai 2016 Jusqu’oĂč ira Hillary Clinton pour accĂ©der Ă  la Maison-Blanche et que pourrait-on attendre de son Ă©ventuelle prĂ©sidence? Nous avons posĂ© la question Ă  Diana Johnstone. Dans son rĂ©cent ouvrage Hillary Clinton, la reine du chaos, elle analyse le lien entre les ambitions de la candidate sans scrupule et la machine qui sous-tend l’empire amĂ©ricain. Du coup d’Etat au Honduras Ă  la guerre en Libye en passant par l’instrumentalisation de la cause fĂ©ministe, Diana Johnstone nous dĂ©voile la face cachĂ©e de la candidate dĂ©mocrate et nous met en garde sur le Smart Power » cher Ă  Clinton. Enfin, elle analyse pour nous le succĂšs de Donald Trump et ce que son alternative reprĂ©sente vraiment. La course Ă  la Maison-Blanche se fait au coude-Ă -coude. Hillary Clinton a-t-elle une chance de l’emporter ? Comment analysez-vous sa campagne jusqu’ici ? Elle a commencĂ© sa campagne en grande favorite, mais ne cesse de baisser dans les sondages. Avec toute la machine du Parti dĂ©mocrate Ă  son service, un Ă©norme trĂ©sor de guerre, et la certitude de gagner les premiĂšres primaires dans les Etats du Sud, Hillary Clinton avait une longueur d’avance qui rendait le rattrapage de son challenger imprĂ©vu Bernie Sanders quasi impossible. Pourtant, ce vieux sĂ©nateur peu connu, se qualifiant de socialiste dĂ©mocratique » dans un pays oĂč le socialisme est largement considĂ©rĂ© comme l’Ɠuvre du diable, a suscitĂ© un enthousiasme extraordinaire, notamment parmi les jeunes. Quoi qu’il arrive, la campagne inattendue de Bernie a rĂ©ussi Ă  attirer l’attention sur les liens quasi organiques entre les Clinton et Wall Street, liens occultĂ©s par les grands mĂ©dias. Pour la premiĂšre fois, ceux-ci ont Ă©tĂ© efficacement contrecarrĂ©s par Internet qui fourmille de vidĂ©os dĂ©nonçant la cupiditĂ©, les mensonges, la bellicositĂ© de Mme Clinton. Par ailleurs, Hillary Clinton court le risque d’ennuis graves Ă  cause de son utilisation illicite de son propre serveur email en tant que secrĂ©taire d’Etat. Au cours des primaires, sa popularitĂ© a baissĂ© tellement que le Parti dĂ©mocrate doit commencer Ă  ĂȘtre effrayĂ© de nommer une candidate trainant tant de casseroles. Les derniers sondages montrent que l’impopularitĂ© de Hillary Clinton commence Ă  dĂ©passer l’impopularitĂ© de Trump. Pour beaucoup d’électeurs, il sera difficile de choisir le moindre mal ». La campagne de Hillary Clinton aurait dĂ©jĂ  coĂ»tĂ© 89,6 millions de dollars. De quels personnages influents a-t-elle le soutien ? Peut-on deviner, Ă  partir de lĂ , quels intĂ©rĂȘts Clinton pourrait dĂ©fendre si elle devient prĂ©sidente ? Celui qui se met le plus en avant est un milliardaire israĂ©lo-amĂ©ricain, Haim Saban, qui s’est vantĂ© de donner autant d’argent qu’il faut » pour assurer l’élection de Hillary. En retour, elle promet de renforcer le soutien Ă  IsraĂ«l dans tous les domaines, de combattre le mouvement BDS et de poursuivre une politique vigoureuse contre les ennemis d’IsraĂ«l au Moyen-Orient, notamment le rĂ©gime d’Assad et l’Iran. Le soutien financier considĂ©rable qu’elle reçoit de l’Arabie saoudite va dans le mĂȘme sens. D’autre part, les honoraires faramineux reçus de la part de Goldman Sachs et d’autres gĂ©ants de la finance laissent peu de doute sur l’orientation de sa politique intĂ©rieure. En devenant la premiĂšre femme prĂ©sidente des Etats-Unis, pensez-vous que Hillary Clinton ferait avancer la cause fĂ©ministe ? Le fait d’ĂȘtre femme est le seul Ă©lĂ©ment concret qui permet Ă  Hillary de prĂ©tendre que sa candidature soit progressiste. L’idĂ©e est que si elle brise le plafond de verre » en accĂ©dant Ă  ce poste suprĂȘme, son exemple aidera d’autres femmes dans leur ambition d’avancer dans leurs carriĂšres. Mais pour la masse des femmes qui travaillent pour de bas salaires, cela ne promet rien. Il faut placer cette prĂ©tention dans le contexte de la tactique de la gauche nĂ©olibĂ©ralisĂ©e de faire oublier son abandon des travailleurs, c’est-Ă -dire de la majoritĂ©, en faveur de l’avancement personnel des membres des minoritĂ©s ou des femmes. Il s’agit de la politique identitaire » qui fait oublier la lutte des classes en se focalisant sur d’autres divisions sociĂ©tales. En d’autres termes, la politique identitaire signifie le dĂ©placement du concept de l’égalitĂ© du domaine Ă©conomique Ă  celui de la subjectivitĂ© et des attitudes psychologiques. Dans votre livre, Hillary Clinton, la reine du Chaos, vous revenez sur la guerre du Kosovo. Hillary Clinton Ă©tait la premiĂšre Dame des Etats-Unis Ă  l’époque. En quoi le bombardement de la Yougoslavie en 1999 a-t-il Ă©tĂ© un Ă©pisode marquant de son parcours politique ? Avec son amie Madeleine Albright, l’agressive ministre des Affaires Ă©trangĂšres de l’époque, Hillary poussait son mari Bill Clinton Ă  bombarder la Yougoslavie en 1999. Cette guerre pour arracher le Kosovo Ă  la Serbie fut le dĂ©but des guerres supposĂ©es humanitaires » visant Ă  changer des rĂ©gimes qui ne plaisent pas Ă  Washington. Depuis, Hillary s’est fait la championne des changements de rĂ©gime », notamment en Libye et en Syrie. Dans mon livre, La Reine du Chaos, je souligne l’alliance perverse entre le complexe militaro-industriel amĂ©ricain et certaines femmes ambitieuses qui veulent montrer qu’elles peuvent faire tout ce que font les hommes, notamment la guerre. Un intĂ©rĂȘt mutuel a rĂ©uni les militaristes qui veulent la guerre et des femmes qui veulent briser les plafonds de verre. Si les militaristes ont besoin de femmes pour rendre la guerre attrayante, certaines femmes trĂšs ambitieuses ont besoin de la guerre pour faire avancer leur carriĂšre. Les personnalitĂ©s les plus visiblement agressives et va-t’en guerre de l’administration Obama sont d’ailleurs des femmes Hillary, Susan Rice, Samantha Power, Victoria Nuland
 C’est un signal au monde pas de tendresse de ce cĂŽtĂ©-ci ! On peut ajouter le Honduras au tableau de chasse de Hillary Clinton. Elle Ă©tait fraĂźchement Ă©lue secrĂ©taire d’Etat lorsqu’en 2009, l’armĂ©e a renversĂ© le prĂ©sident Manuel Zelaya. Un avant-goĂ»t de la mĂ©thode Clinton ? Son rĂŽle en facilitant le renversement par des militaires d’un prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu illustre Ă  la fois ses mĂ©thodes et ses convictions. Ses mĂ©thodes sont hypocrites et rusĂ©es elle feint une dĂ©sapprobation du procĂ©dĂ© tout en trouvant les moyens de l’imposer, contre l’ensemble de l’opinion internationale. Ses convictions, c’est clair, l’amĂšnent Ă  soutenir les Ă©lĂ©ments les plus rĂ©actionnaires dans un pays qui est le prototype de la rĂ©publique bananiĂšre c’est le pays le plus dominĂ© par le capital et par la prĂ©sence militaire des Etats-Unis de toute l’AmĂ©rique latine, le plus pauvre aprĂšs HaĂŻti. Zelaya aspirait Ă  amĂ©liorer le sort des pauvres et des indigĂšnes. Il osait mĂȘme proposer de convertir une base militaire amĂ©ricaine en aĂ©roport civil. A la trappe ! Et depuis, les opposants – par exemple la courageuse Bertha Caceres – sont rĂ©guliĂšrement assassinĂ©s. Cette mĂ©thode porte un nom, le Smart Power. Pouvez-vous nous expliquer ce que c’est ? Dans le discours washingtonien, on distingue depuis longtemps le hard power » militaire du soft power » Ă©conomique, politique, idĂ©ologique, etc.. Hillary Clinton, qui se vante d’ĂȘtre trĂšs intelligente, a pris comme slogan le Smart Power », le pouvoir malin, habile, qui ne signifie qu’une combinaison des deux. Bref, elle compte utiliser tous les moyens pour prĂ©server et avancer l’hĂ©gĂ©monie mondiale des Etats-Unis. Si le Smart Power aspire Ă  combiner la mĂ©thode douce et la maniĂšre forte, cette derniĂšre semble avoir la prĂ©fĂ©rence de Clinton malgrĂ© tout ! Oui, en tant que chef de la diplomatie amĂ©ricaine, Hillary Clinton a souvent montrĂ© une prĂ©fĂ©rence pour la force contre l’utilisation de la diplomatie. On voit les mĂȘmes tendances chez ses consƓurs Madeleine Albright, Susan Rice ou Samantha Power. Surtout dans le cas de la Libye, Clinton a sabotĂ© les efforts de mĂ©diation des pays africains et mĂȘme d’officiers supĂ©rieurs amĂ©ricains et du membre du CongrĂšs Kucinich qui avaient pris contact avec les reprĂ©sentants de Gaddafi en quĂȘte d’un compromis pacifique. Elle s’opposait aussi aux nĂ©gociations avec l’Iran. Et elle est prĂȘte Ă  risquer la guerre avec la Russie pour chasser Assad, ce qui s’accorde avec son hostilitĂ© affichĂ©e envers Poutine. Les annĂ©es Bush et la brutalitĂ© des nĂ©oconservateurs ont frappĂ© les esprits, mais le Smart Power de Clinton semble tout aussi dangereux, non ? Tout Ă  fait, cette femme est trĂšs dangereuse. Alors que les Etats-Unis s’apprĂȘtent Ă  renouveler leur arsenal nuclĂ©aire, alors qu’ils mĂšnent une campagne de propagande haineuse antirusse qui dĂ©passe celle de la guerre froide, alors qu’ils obligent leurs alliĂ©s europĂ©ens Ă  acheter une quantitĂ© Ă©norme d’avions de guerre made in USA tout en poussant l’Otan Ă  concentrer les forces militaires le long des frontiĂšres russes, la prĂ©sidence de Mme Hillary Clinton reprĂ©senterait un pĂ©ril sans prĂ©cĂ©dent pour le monde entier. Vous pointez dans votre ouvrage tout le poids du complexe militaro-industriel dans la politique Ă©trangĂšre des Etats-Unis. Finalement, la personne qui occupe le bureau ovale a-t-elle une marge de manƓuvre ? La base matĂ©rielle de la politique guerriĂšre des Etats-Unis, c’est ce complexe militaro-industriel MIC, nĂ© au dĂ©but de la guerre froide, contre la dangerositĂ© duquel le prĂ©sident Eisenhower lui-mĂȘme a averti le public en 1961. Il a fini par dominer la vie Ă©conomique et politique du pays. Les intellectuels organiques de ce complexe, logĂ©s dans les think tanks et les rĂ©dactions des grands journaux, ne cessent de dĂ©couvrir, ou plutĂŽt d’inventer, les menaces » et les missions humanitaires » pour justifier l’existence de ce monstre qui consomme les richesses du pays et menace le monde entier. Les prĂ©sidents passent, le MIC reste. Depuis l’effondrement de l’Union soviĂ©tique, le Parti de la Guerre » se sent tout-puissant et devient plus agressif que jamais. Hillary Clinton a tout fait pour devenir leur candidate prĂ©fĂ©rĂ©e. Comment construire dĂšs lors une alternative Ă  ce Parti de la Guerre ? C’est la grande question Ă  laquelle je ne saurais rĂ©pondre. Par ailleurs, il n’existe pas de formule pour de tels bouleversements, qui dĂ©pendent d’une diversitĂ© de facteurs, souvent imprĂ©visibles. La candidature tellement dĂ©criĂ©e de Trump pourrait en ĂȘtre un, car le vieil isolationnisme de droite est certainement un des Ă©lĂ©ments qui pourrait contribuer Ă  dĂ©tourner Washington de son cours vers le dĂ©sastre. Qu’on le veuille ou non, il faut reconnaĂźtre que la gauche » est trop impliquĂ©e dans la farce des guerres humanitaires » pour ĂȘtre la source du revirement. Il faut une prise de conscience qui dĂ©passe les divisions de classes et d’étiquettes politiques. La situation est grave, et tout le monde est concernĂ©. Trump se demande en effet pourquoi les Etats-Unis devraient jouer au gendarme dans le monde entier, plaide pour des relations plus constructives avec la Russie et interroge l’utilitĂ© de l’Otan. Il est mĂȘme opposĂ© au TTIP ! Mais son protectionnisme conservateur ne pourrait-il pas conduire Ă  d’autres guerres de grande ampleur ? N’y a-t-il pas d’autre espoir ? Il est difficile de qualifier un personnage tel que Trump comme espoir », mais il faut le situer dans le contexte politique amĂ©ricain. En Europe, et notamment en France, on persiste Ă  prendre le spectacle des Ă©lections prĂ©sidentielles amĂ©ricaines comme une Ă©vidence de la nature dĂ©mocratique » du pays. Mais tous ces spectacles, avec leurs conflits et leurs drames, tendent Ă  obscurcir le fait central la dictature de deux partis, tous les deux dominĂ©s par le complexe militaro-industriel et son idĂ©ologie d’hĂ©gĂ©monie mondiale. Ces deux partis sont protĂ©gĂ©s de concurrence sĂ©rieuse par les rĂšgles particuliĂšres Ă  chacun des cinquante Etats qui rendent quasiment impossible la prĂ©sence d’un candidat tiers. L’exploit de Trump est d’avoir rĂ©ussi Ă  envahir et d’accaparer l’un de ces deux partis, le Parti rĂ©publicain, qui se trouvait dans un Ă©tat de dĂ©gradation intellectuelle, politique et morale extrĂȘme. Il l’a accompli par une sorte de dĂ©magogie trĂšs amĂ©ricaine, perfectionnĂ©e pendant sa prestation en tant que vedette d’un programme de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© ». C’est une dĂ©magogie empruntĂ©e au show-business plutĂŽt qu’au fascisme. On ravit l’auditoire en Ă©tant choquant. L’invasion du jeu Ă©lectoral par cet amuseur de foules est trĂšs significative de la dĂ©politisation du pays – tout comme la rĂ©ussite plus modeste de Bernie Sanders montre le dĂ©sir d’une minoritĂ© Ă©clairĂ©e progressiste de rĂ©introduire le politique dans le spectacle. Le Parti dĂ©mocrate, tout corrompu qu’il soit, garde vraisemblablement assez de vigueur pour marginaliser l’intrus. Il a une ligne politique claire, reprĂ©sentĂ©e par Hillary Clinton nĂ©olibĂ©ralisme et hĂ©gĂ©monie mondiale sous couvert des droits de l’homme. Il fera tout pour bloquer Sanders. Mais on peut toujours espĂ©rer que le mouvement inspirĂ© par sa candidature contribuera Ă  un renouveau durable de la gauche. A court terme, il reste Trump, ancien dĂ©mocrate plus ou moins, malhonnĂȘte comme l’est forcĂ©ment un homme d’affaires qui a rĂ©ussi dans l’industrie de la construction, Ă©goĂŻste, comĂ©dien, dont on ne sait pas trop Ă  quoi s’attendre. Seulement, il peut difficilement ĂȘtre pire que Hillary, ne serait-ce que parce qu’il casse le jeu actuel qui mĂšne directement Ă  la confrontation avec la Russie. En tant que prĂ©sidente, Hillary se trouverait bien chez elle Ă  Washington entourĂ©e de nĂ©ocons et d’interventionnistes de tout poil prĂȘts Ă  s’embarquer ensemble dans des guerres sans fin. Lui par contre se trouverait dans un Washington hostile et consternĂ©. Ce serait une version originale du chaos crĂ©ateur » cher aux interventionnistes. L’idĂ©e que le protectionnisme mĂšne Ă  la guerre » fait partie de la doctrine du libĂ©ralisme. En rĂ©alitĂ©, nous sommes dĂ©jĂ  en pleine guerre, et un peu de retrait chez soi de la part des AmĂ©ricains pourrait calmer les choses. Que ce soit Trump ou Sanders, un certain protectionnisme » Ă  l’égard des produits chinois serait nĂ©cessaire pour faire redĂ©marrer l’industrie amĂ©ricaine et crĂ©er des postes de travail. Mais il est impossible aujourd’hui de pratiquer le protectionnisme » des annĂ©es 1930. La peur du protectionnisme » mĂšne Ă  la politique nĂ©olibĂ©rale actuelle de l’Union europĂ©enne qui dĂ©truit toutes les protections des travailleurs. Au lieu de craindre Trump, l’Europe ferait mieux de le regarder comme un rĂ©vĂ©lateur. Face Ă  cette AmĂ©rique, les EuropĂ©ens doivent retrouver la vieille habitude de formuler leurs propres objectifs, au lieu de suivre aveuglĂ©ment une direction politique amĂ©ricaine profondĂ©ment hypocrite, belliqueuse et en pleine confusion. Le bon protectionnisme serait que les EuropĂ©ens apprennent Ă  se protĂ©ger de leur grand frĂšre transatlantique. Source Investig’Action Voir Diana Johnstone, Hillary Clinton. La reine du chaos, Editions Delga, 2015 Diana Johnstone analyse le lien entre les ambitions d’une politicienne sans scrupule, Hillary Clinton, et la machine qui sous-tend “l’empire amĂ©ricain” le complexe militaro-industriel, les mĂ©dias, le lobby pro-israĂ©lien, et les intellectuels qui orientent le discours sur les droits de l’homme, le multiculturalisme ou les droits de minoritĂ©s en faveur de la guerre perpĂ©tuelle. Passant en revue les conflits au Honduras, au Rwanda, en Libye, Bosnie, Kosovo, Irak, Syrie et Ukraine, Diana Johnstone illustre une caractĂ©ristique de l’empire amĂ©ricain qui diffĂšre des empires passĂ©s une volontĂ© de destruction d’ennemis potentiels plutĂŽt que d’occupation et d’exploitation. En se faisant la porte-parole de “gauche” de l’offensive actuelle contre la Russie, avec le risque de guerre nuclĂ©aire qu’elle entraĂźne, Hillary Clinton renforce un des principaux dangers qui menacent l’humanitĂ© aujourd’hui. PubliĂ© le 21/10/2015 Ă  1526, Mis Ă  jour le 21/10/2015 Ă  1528 L'opposante Aung San Suu Kyi, dont le parti est grand favori des lĂ©gislatives du 8 novembre, a accusĂ© mercredi certains de ses opposants de mener une campagne "malhonnĂȘte", alors que le gouvernement sortant promet des Ă©lections libres."Lors de notre campagne Ă  travers le pays pour les Ă©lections de 2015, nous avons appris que certaines personnes et partis politiques ne respectaient pas les rĂšgles ou utilisaient des mĂ©thode de campagne malhonnĂȘtes", a lancĂ© Suu Kyi devant des milliers de partisans, lors d'un meeting Ă©lectoral Ă  Tachileik, en Etat Shan, dans l'est de la n'a cependant pas accusĂ© nommĂ©ment le parti au pouvoir, l'USDP, composĂ© d'anciens apparatchiks militaires convertis aux rĂ©formes depuis l'autodissolution de la junte en 2011. Depuis le dĂ©but de la campagne, la Ligue nationale pour la dĂ©mocratie LND de Suu Kyi et l'USDP se sont mutuellement accusĂ©s de recourir Ă  des mĂ©thodes de campagne malhonnĂȘtes, sans jamais les LIRE AUSSI » Un cessez-le-feu imparfait signĂ© en Birmanie Plus de la moitiĂ© des BrĂ©siliens dĂ©sapprouvent la façon dont Jair Bolsonaro gouverne, une premiĂšre depuis le dĂ©but du mandat du prĂ©sident d’extrĂȘme droite, selon un sondage d’opinion qui le donne une nouvelle fois largement perdant face Ă  Lula pour la prĂ©sidentielle de 2022. Le pourcentage d’opinion dĂ©favorable est passĂ© de 45% en mai Ă  51% lors de cette enquĂȘte de l’institut Datafolha publiĂ©e en deux temps, jeudi soir et vendredi, rĂ©alisĂ©e les 7 et 8 juillet auprĂšs de 2074 personnes. â–șâ–șâ–ș A lire aussi Orban, Bolsonaro
 RSF actualise sa liste de "prĂ©dateurs de la libertĂ© de la presse" Le taux de satisfaction est restĂ© stable Ă  24%, loin du record de 37% Ă©tabli en dĂ©cembre 2020. Le chef de l’Etat est fortement critiquĂ© pour sa gestion de la crise du coronavirus, qui a fait plus de morts au BrĂ©sil, le deuxiĂšme pays le plus endeuillĂ© au monde aprĂšs les Etats-Unis. La publication de ce nouveau sondage dĂ©favorable intervient dans un contexte trĂšs tendu, avec des rĂ©vĂ©lations ces derniĂšres semaines de soupçons de corruption au sein du gouvernement dans l’achat de vaccins contre le Covid-19. Plus de la moitiĂ© des BrĂ©siliens le jugent malhonnĂȘte Selon Datafolha, 52% des personnes interrogĂ©es jugent le prĂ©sident Bolsonaro "malhonnĂȘte", alors qu’ils n’étaient que 38% lors d’un sondage similaire rĂ©alisĂ© en juin 2020. Des manifestations anti-Bolsonaro ont rassemblĂ© plusieurs dizaines de milliers de personnes dans tout le pays samedi dernier, lors de la troisiĂšme journĂ©e de mobilisation depuis fin mai pour exiger la destitution du prĂ©sident. Lula plus populaire Le sondage Datafolha montre par ailleurs que l’ex-prĂ©sident de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a creusĂ© l’écart sur Jair Bolsonaro dans les projections pour le premier tour de la prĂ©sidentielle d’octobre 2022, avec 46% d’intentions de vote, contre 25% pour le dirigeant d’extrĂȘme droite. En mai, Lula avait les faveurs de 41% des sondĂ©s, contre 23% pour Bolsonaro. Au second tour, l’ancien syndicaliste l’emporterait avec 58% des voix 55% en mai, contre 31% pour l’actuel prĂ©sident 32% en mai. â–șâ–șâ–ș A lire aussi BrĂ©sil le prĂ©sident Bolsonaro condamnĂ© Ă  108 dollars d’amende pour non port du masque Jair Bolsonaro a aussi vu son taux de rejet augmenter davantage que celui de Lula, de 54% Ă  59%, tandis que celui de l’ex-prĂ©sident de gauche est restĂ© pratiquement stable 37%, contre 36% en mai. La pression sur son gouvernement s’est accentuĂ©e avec l’instauration il y a deux mois d’une commission d’enquĂȘte parlementaire au SĂ©nat sur ses "omissions" dans la gestion de la crise sanitaire. Accusations de "prĂ©varication" Le prĂ©sident fait par ailleurs l’objet d’une enquĂȘte prĂ©liminaire du parquet pour "prĂ©varication" il est accusĂ© d’avoir fermĂ© les yeux sur des soupçons de corruption dans l’achat du vaccin indien Covaxin, rapportĂ©s par un fonctionnaire du ministĂšre de la SantĂ©.

quel est le pays le plus malhonnĂȘte au monde